Dire le chapelet ou vivre une prière mariale

mardi 25 septembre 2012
par  P. Pierre de Couëssin
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Confidences d’une religieuse. « Nous prions le chapelet en communauté. Parfois, des personnes nous rejoignent. Chacune à notre tour prend en charge ce temps de prière. Une de mes sœurs insiste beaucoup sur le fruit du mystère. Souvent j’ai l’impression qu’on pense pour moi, qu’on me propose d’accueillir un don qui n’a aucune résonance dans ce que je vis. »

Disons-le sans ambiguïté, la prière du chapelet est un trésor mais cela veut-il dire qu’il est interdit de dépoussiérer, d’adapter, de l’incarner davantage ?

Quel est l’essentiel du chapelet ? Se tourner avec Marie vers Jésus à travers ce qu’il a été, ce qu’il a dit, ce qu’il a fait, les priorités qui ont été les siennes. Bref, demeurer, au long de nos journées, ébahis, éblouis, séduits par Jésus vrai Dieu et vrai homme. Que c’est beau Jésus-Christ !

La religieuse dont j’ai parlé plus haut disait aussi : « J’aimerais qu’on prie plus qu’on dise les Ave ; j’aimerais qu’il y ait moins de récitation et plus de contemplation. »

Amis, ce témoignage que je vous rapporte vous rejoint-il ?

Si oui, n’y aurait-il pas, de temps en temps, à préparer la prière du chapelet comme on prépare une célébration eucharistique ?

Voici un petit vade mecum à votre disposition :

  • Est-il obligatoire de toujours réciter les cinq dizaines ?
  • Faut-il absolument dire les 10 Ave ?
  • Est-il possible d’apporter, en voix méditative, des versets de la Parole se référant au mystère retenu ?
  • Peut-on intercaler des courtes interventions se rapportant au temps liturgique, à des événements connus de tous, concernant la communauté, la paroisse, le diocèse, l’Eglise universelle ?
  • A-t-on essayé, dans les petits groupes, de proposer un échange de 2 à 3 minutes, pas plus ?
  • Ose-t-on de vivre, en silence total, la durée d’une dizaine « classique » ? On commencerait par le Notre Père et on terminerait par un Je vous salue Marie.

Sur cette base : plusieurs variantes possibles. En voici une, déjà expérimentée.

Dans le silence chacun se met sur un chemin de méditation c’est-à-dire qu’il exprime intérieurement, à sa manière, une pensée amoureuse sur :
Je vous salue, Marie
ou Marie, pleine de grâce
ou Le Seigneur est avec toi
Tu es bénie entre toutes les femmes
Jésus, ton enfant est béni.
.. (et ainsi de suite)

Ce chemin de méditation conduira en ce moment même, ou une autre fois, personnellement ou en prière commune, à l’attitude de contemplation que j’exprime brièvement :

  • On est là dans le silence
  • Dans ce recueillement, j’accueille
  • Je ne cherche pas à dire
  • Je ne cherche pas à sentir
  • Je suis là présent à la Présence
  • J’accueille ce qui vient, ce qui m’est donné
    (peut-être rien immédiatement ; peut-être quelque chose qui me viendra plus tard)

Pour varier, au risque de « sauter » une dizaine, si on chantait, un Je vous salue Marie !

Tout le monde connaît le cantique La première en chemin. A-t-on assez repéré que tous les couplets évoquent un mystère de la vie de Marie :
- L’Annonciation : risquer notre oui
- Cana : tout ce qu’il vous dira
- Le Calvaire  : tu es là, debout..
- La Résurrection
- La Pentecôte
- L’Eglise

Faut-il prendre tous les couplets ?
Faut-il donner priorité au temps liturgique ? aux événements ?

En suggérant, en proposant, en interpellant, je ne pense pas abimer la prière du chapelet. Je vise plus particulièrement la prière commune, mais cela peut aussi ouvrir des pistes pour la prière mariale personnelle.

A suivre …

Pierre de Couëssin
Recteur du sanctuaire


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