Témoignage

Jean-Paul II vu par des prêtres

mercredi 25 mai 2011
par  P. Maurice Sauvé
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Il fut certainement un grand pape qui a marqué l’Église et le monde de son temps.

Dans la fidélité au concile Vatican II, il a ouvert l’Église sur le monde : ses nombreux voyages, médiatisés presque à l’excès, ont manifesté, aux yeux des chrétiens eux-mêmes, l’universalité de l’Église. Il a rencontré tous les chefs d’état de son temps, avec bienveillance mais aussi parfois une parole courageuse pour défendre au nom de l’Évangile la dignité inviolable de la personne humaine. Sa lucidité et sa persévérante énergie n’ont pas été pour rien dans l’effondrement des systèmes marxistes.

Il a favorisé l’œcuménisme et le dialogue interreligieux, avec en particulier le discours de Casablanca devant les jeunes musulmans et l’initiative audacieuse de la rencontre d’Assise.

Les grands rassemblements générés par ses voyages ont permis aux catholiques de sortir de leurs églises et de leur enfouissement, pour affirmer et fêter leur joie de croire. Les J.M.J. en particulier, ont été des rendez-vous chaleureux qui ont permis à des foules de jeunes chrétiens de se rencontrer, de s’affirmer et de se retrouver à leur retour pour célébrer et témoigner de leur foi…

Ses lettres aux prêtres à l’occasion du Jeudi Saint ont été de précieux encouragements à vivre fidèlement et audacieusement leur engagement au service du peuple de Dieu, à la suite du Christ donnant sa vie par amour jusqu’à l’extrême. Il a insisté sur l’importance de liturgie qu’il comparaît avec bonheur à « la fontaine de village où chaque génération vient puiser l’eau toujours vive et fraîche » ; mais pour qu’ensuite les chrétiens soient « appelés à se faire, dans la vie quotidienne, évangélisateurs et témoins ».

C’était un homme de foi et de prière. Son recueillement au cœur des foules comme dans le silence d’un sanctuaire était impressionnant de gravité.

Il restait pourtant un homme simple, à l’aise, non sans humour, avec tout le monde, accessible à la tendresse envers les enfants et à la compassion à l’égard des malades.

Au début de son pontificat, « le sportif de Dieu » a fait notre admiration par sa prestance physique, son assurance souriante, et son inébranlable optimisme : on se souvient de ses premiers mots : « N’ayez pas peur, ouvrez toutes grandes vos portes au Christ ! »
Et puis il y a eu l’attentat qui a brisé l’athlète ; la maladie ensuite qui a lentement miné ses forces et enfin ces dernières années pénibles, qui en ont fait l’icône du Christ souffrant.

En tout cela, sans être trop prisonnier des inévitables lourdeurs de l’institution, il a bien servi l’Église et son Seigneur.


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