L’autel de l’église du Sanctuaire

lundi 8 janvier 2018
par  Sanctuaire Notre-Dame de Toute Aide
popularité : 4%
0 vote

Joelle Delfino nous explique le projet et la réalisation de l’autel

C’est toujours quelque chose de spécial que de dessiner puis de voir se réaliser un autel. Celui-ci a nécessité environ 18 mois entre la première demande reçue du sanctuaire et sa réalisation.
Les membres de la commission d’art sacré ont été heureux d’avoir pu participer, en collaboration avec Serge Kerrien, Monsieur Léon, les personnes qui l’entourent et les artisans à la réalisation de cet autel.
Deux projets furent proposés pour cet autel initialement prévu pour l’espace Jean Paul II. C’est celui-ci qui fut finalement choisi il y a plus d’un an. Après un appel d’offre restreint, nous avons fait le choix de faire confiance pour sa réalisation à deux artisans locaux : Lionel Lespert pour la menuiserie et Cyril Botté pour le métal.
Mais pourquoi ces matériaux et ce dessin de l’autel ?

L’autel qui est devant vous est le résultat d’une méditation sur la personne du Christ.
L’autel, c’est le Christ, disaient déjà au début du christianisme, les Pères de l’Église. Partant de cette réflexion nous nous sommes attachés à exprimer l’altérité du Christ en réfléchissant à ses deux natures : humaine et divine. D’où ce travail de traitement différent d’une même matière. Ainsi le bois et le laiton sont, suivant les endroits, lisses ou travaillés en aspérités grâce à la gouge pour le bois ou au martelage pour le métal.
Les parties lisses et polies, sans aspérité, sans marques pour évoquer l’infinitude du divin et le martelage, le gougeage, la trace visible de la main de l’homme pour exprimer la finitude de l’humain. Les parties lisses viennent encadrer les parties gougées. Ainsi se retrouve au centre ce qui est limité. Deux bois sont utilisés pour l’autel, du hêtre, un bois clair lumineux pour évoquer la nature divine du Christ et un bois un peu plus foncé, du chêne, un bois qui est réputé pour être le plus dur et le plus durable des bois européens, pour la nature humaine de celui qui ressuscite au matin de Pâques.


Et puis il y a le travail du laiton qui vient recouvrir en partie le bois sur la face avant et arrière de l’autel, avec cette forme qui est placée juste à la jonction des deux bois. Une forme pleine de douceur, de rondeur, réalisée dans ce métal poli et non brillant, dans ce métal adouci, qui se fait humble et non pas ostentatoire et qui vient en écho des dorures du maître autel. La forme est composée de deux éléments comme si on avait superposé là les deux coupes du sacrifice. Mais la forme peut évoquer aussi le geste de louange de l’orant les bras levé vers Dieu. L’une et l’autre interprétations nous font déjà entrer dans l’action de grâce qui est célébrée en ce lieu.
Du plateau de la table l’on voit surtout le champ qui est marqué par une bande de laiton rectiligne incrustée dans le bois. C’est l’endroit où les deux matériaux s’épousent pour ne faire plus qu’un. C’est le lieu de la communion.

De loin l’orant semblant porter le plateau de la table nous le présente et nous invite au repas. Heureux sommes nous d’être invités au repas du Seigneur, à l’action de grâce que nous célébrons par lui, avec lui et en lui dans l’unité de l’Esprit Saint pour rendre gloire à Dieu.
Belle célébration eucharistique à tous.

Joëlle Delfino


Commentaires

Bouton Facebook Bouton Dailymotion Bouton Ustream Bouton Contact image Jésus

Bannière denier

Les visiteurs viennent de...

Agenda

<<

2018

 

<<

Août

>>

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
303112345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112