Les Mystères du Rosaire

jeudi 20 août 2009
par  P. Pierre de Couëssin
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Les « mystères » du Rosaire

Tu as remarqué les guillemets. Si tu as lu mon précédent papier, tu comprendras tout de suite. Il n’y a qu’un seul Mystère, c’est Dieu et, très précisément, Dieu fait homme, mort et ressuscité. Tout le reste découle de là. Les Mystères de Marie n’existent qu’en référence aux Mystères de l’Incarnation avec toutes ses conséquences, sur le Salut, sur l’Eglise, sur la vie spirituelle.

Sais-tu, ami, qu’il a fallu plusieurs siècles pour que les chrétiens prennent conscience du trésor que représentait Marie. Cela a commencé dans les Communautés Orientales.

En 431, le Concile de Nicée déclare Marie « theotokos », c’est-à-dire Mère de Dieu. A partir de là, il y eut un grand déploiement de la prédication, de la prière et de la réflexion. En Occident, la première église en l’honneur de Marie, Vierge et Mère, est construite à Rome vers le milieu du Ve siècle. A l’emplacement de ce sanctuaire se trouve actuellement la splendide basilique Sainte Marie Majeure.

Tu comprends mieux que le « Mystère de Marie » n’a pas cessé de donner ses fruits. C’est le jour de Toussaint 1950 que le Pape Pie XII a défini le dogme de l’Assomption. L’histoire sainte de Marie, en elle-même et pour nous, continue..

C’est dans l’environnement des monastères que s’est propagée la prière à Marie. La majorité des moines était analphabète. Seuls les « moines de chœur » - souvent prêtres – célébraient l’Office de louange et d’intercession donnant une large place aux Psaumes et aux lectures de la Bible.

C’est pour les moines et la majorité du peuple chrétien de l’époque – analphabète lui aussi – que plusieurs initiatives furent lancées, ici et là, pour associer l’Evangile à la prière à Marie.

On attribue à un dominicain, le Bienheureux Alain de la Roche, originaire du pays de Dinan (Côtes d’Armor), d’avoir organisé le Rosaire dans sa forme actuelle. A la série des trois mystères : joyeux, douloureux, glorieux, le pape Jean Paul II a ajouté les mystères lumineux. Tout n’est pas dit du Mystère de Marie. Loin de là. On peut regretter que ne soit pas mentionnée l’Immaculée Conception.

La première prière des chrétiens, la seule qui soit universelle, c’est le Notre Père. A son propos, le grand Saint Augustin (354-430) disait : « Tu peux prier avec toutes les paroles que tu veux mais tu ne peux pas dire autre chose que ce qu’il y a dans le Notre Père. »

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort (1673-1716) ne cessait de répéter de mille façons. « Si la dévotion à la Sainte Vierge éloignait de Jésus Christ, il faudrait la rejeter comme une illusion du diable ». Et encore « Si vous dites, Marie, elle dit Dieu. »

Bien sur, on peut parler de prière à Marie ! Mais nous tourner souvent vers la Sainte Vierge, c’est entrer, en quelque sorte dans la prière de Marie qui ne cesse de nous orienter vers Jésus.

Saint Louis-Marie disait encore : « Savoir Jésus Christ c’est assez savoir. Savoir tout et ne pas le savoir c’est ne rien savoir. »

Marie nous apprend Jésus Christ.

A suivre

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