Les Soeurs de la Divine Providence quittent le sanctuaire

samedi 2 août 2014
par  Vincent Tercelin
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La Vierge est apparue à Jeanne Courtel en 1652 dans le hameau de Querrien, sur la commune de La Prénessaye. Alors que le fondateur de la congrégation de la Divine Providence, le père Guy Homery était encore en vue la petite ville de La Prénessaye a vu venir des sœurs de cette communauté nouvellement créée. 159 ans plus tard les sœurs de Créhen laissent la place à d’autres.

Les Soeurs de Querrien
Les Soeurs de Querrien

Arrivées à La Prénessaye en 1855 c’est seulement en août 1956 que les sœurs de la Divine Providence de Créhen se sont installées au Sanctuaire marial Notre-Dame de Toute Aide même si sœur Marie de Chantale s’occupait du sanctuaire depuis 1936. Tous les jours, elle ouvrait la chapelle et accueillait les pèlerins. Depuis ce temps, les sœurs, vaillantes, n’ont
pas quitté le Sanctuaire et remplissent toujours les mêmes tâches. « Les congrégations vieillissent, il y a des difficultés à assurer le service », explique sœur Odile. Nous allons être envoyées dans d’autres missions. L’occasion pour ces sœurs de faire un bilan.

Sœur Françoise Chevance travaille à la qualité de la liturgie. Ce qui l’a marquée est le don se soi et la qualité des bénévoles. Elle a également été marquée par leur foi, leur engagement à la cause de Notre-Dame et la fraternité qui existe entre eux. Ils travaillent pour l’entretien, la beauté du site. La durée de leur service au sanctuaire est remarquable pour elle.

Originaire d’Uzel, sœur Denise Garin est proche du sanctuaire. Pour elle, être nommée, ily a quatre ans, dans ce lieu était un signe. Depuis ce temps, elle se charge de l’accueil du Sanctuaire et, comme elle le dit, l’accueil engendre l’entretien. Beaucoup de groupes passent prier la Vierge. Pour cette religieuse, l’accueil commence avant l’arrivée des pèlerins pour que tout soit agréable et se poursuit après leur départ pour le rangement. Ce qui marque le plus cette religieuse, cet sont les relations établies. « On ne doit pas les chercher » précise-t-elle. « On entend la souffrance de nombreuses personnes et je suis marquée par la confiance à la Vierge », poursuit-elle.

L’accueil revient souvent quand on écoute celle qui est la responsable de la communauté. Sœur Odile est arrivée à La Prénessaye-Querrien, venant du Pérou, en pleurant. Elle craignait la campagne, la solitude, l’hiver, le froid. Peu avant son départ, elle a la larme à l’œil. Elle a vécu auprès de la Vierge un détachement intérieur et elle a eu la joie d’y avoir expérimenté beaucoup de positif. L’accueil des plus pauvres l’a marquée. Ils sont de tous âges, ont peu de contact avec l’Église et ils attendent un soutien, une écoute. Leur passage par le sanctuaire se poursuit souvent par téléphone, mail ou courrier. Elle pense régulièrement à la devise de sa congrégation Cor Amator Pauperum (Coeur passionné pour les pauvres) lors de ces moments d’écoute.

Les pardons, ceux du 15 août et du deuxième dimanche de septembre, sont pour les religieuses un vrai moment de grâce. C’est le jour où il y a le plus de bénévoles, elles peuvent alors vivre des temps différents « avec tout le monde à tous les niveaux ».

Le départ de la communauté les touche. « En arrivant ici, je savais que c’était un service important pour la congrégation. Cela n’a pas toujours été facile, mais le sanctuaire n’est pas attaché aux sœurs de la Divine Providence de Créhen : il est attaché au diocèse et au monde », s’exprime sœur Denise. Les religieuses se réjouissent toutes quatre qu’il y ait une autre communauté qui vienne vivre cette expérience.

Vincent Tercelin

Un projet pastoral qui évolue

Le sanctuaire marial Notre-Dame deToute Aide était un sanctuaire local. Aujourd’hui, en plus d’être d’une grande importance locale, il devient régional et touche jusqu’à 70 000 personnes venant chaque année du très grand Ouest de la France. Quand l’échelle évolue, il faut repenser les services afin de rendre le meilleur accueil. Le projet pastoral fondé sur le projet existant, est en cours de réécriture.

Le sanctuaire n’a pas attendu pour commencer. Les services ont déjà été augmentés. La WIFI fonctionne pour les rassemblements. Pensant à Jeanne Courtel qui a été guérie de sa surdité, le sanctuaire s’est équipé de plusieurs boucles magnétiques.

Dès septembre, il y aura mensuellement des demi-journées d’accueil et d’écoute pour celles et ceux qui désirent un accompagnement spirituel mais également pour ceux qui traversent des moments difficiles dans leur famille ou leur santé. Cette demi-journée est mise en place par plusieurs services diocésains dont les aumôneries d’hôpitaux, les pastorales de la santé et de la famille ainsi que le Fonds Saint-Yves qui a déjà engagé son action.

Les projets sont nombreux et possèdent tous le même objectif offrir à tous un lieu de vie spirituelle et de ressourcement.


PS :

Article paru dans la revue diocésaine Église en Côtes d’Armor n°8 d’août 2014.


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