Prière mariale

mardi 25 septembre 2012
par  P. Pierre de Couëssin
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Vous aimez Marie. Vous priez Marie. Vous souhaitez la mieux prier encore. Moi aussi.

Voici quelques lignes qui, je crois, parlent de Marie avec justesse. Sans en rajouter, c’est un piège. Sans la relativiser, c’est un autre piège.

Paroles du Magistère de l’Eglise. Paroles de Saints, connus et moins connus. Paroles de théologiens dont les écrits émanent d’une attitude contemplative en même temps que de la rigueur scientifique.

« Marie a été élevée par la grâce de Dieu au dessous de son Fils, au dessus de tous les anges et de tous les hommes, comme la Mère très Sainte de Dieu, présente aux mystères du Christ. Aussi est-elle légitimement honorée par l’Eglise d’un culte spécial. »
Concile Vatican II. Constitution dogmatique sur l’Eglise n° 66.

« Marie est tellement lié au grand Mystère de l’Eglise qu’elle et l’Eglise sont inséparables, tout comme sont inséparables le Christ et elle. »
Benoît XVI

« Tout est venu du Christ, même Marie. Tout est venu par Marie, même le Christ. »
Benoît XVI

Un évêque du 5e siècle et grand théologien écrivait ceci qui a inspiré les lignes ci-dessus du Pape. « Dieu a voulu que toute cette œuvre du Salut fut opérée en elle (Marie), par elle, d’elle, avec elle. Sans le Verbe, rien n’a été fait, rien n’a été fait sans Marie. »
St Pierre Chrysologue

« Celle qui, physiquement est Mère du Christ, est spirituellement Mère de ceux qui sont ses membres. »
St Augustin

Un théologien du 20e siècle s’appuie sur la phrase de saint Augustin. « Elle est notre mère parce qu’elle est mère du Christ et que le Christ c’est nous. Nous sommes son corps mystique. » Formules étranges peut-être mais qui expriment une vérité fondamentale du christianisme : Jésus en devenant un homme s’unit à tous les hommes. Et s’il a consenti à mener une vie humaine c’est pour que la même vie divine circule en Lui et en nous.

« Les Evangiles s’appliquent à nous montrer comment Marie illustre et incarne l’attitude fondamentale de la foi. Elle franchit pour nous les « passages obligés » de la foi. C’est pour cela qu’elle est la figure du croyant. Pendant un certain temps, dans l’Eglise, on a parlé de Marie en terme de privilèges : privilège d’être Mère du Christ ; privilège de l’Immaculée Conception ; privilège de l’Assomption. Cette manière de voir l’a éloignée de nous. De nos jours, on réfléchit plutôt sur Marie comme type du croyant, et du coup, elle redevient proche. »
Un théologien contemporain

Un autre théologien du 20e siècle reprend la même idée : « La singularité de Marie n’est pas celle de l’exception (privilèges, Marie Reine …) mais celle de la plénitude à laquelle nous somme tous appelés. »

Et Benoît XVI exprime très bien ce rôle exceptionnel de Marie en disant : « L’Eglise abandonne quelque chose qui lui était confié lorsqu’elle ne donne pas sa vraie place à Marie. »

Parmi les Saints de France, j’en choisi deux : un prêtre et une carmélite.

  • Saint Louis-Marie Grignon de Montfort (1683-1716). Grand missionnaire dans l’ouest de la France. Sa parole et ses écrits auront une très grande influence sur « la vraie dévotion à la Vierge Marie », son ouvrage le plus connu. Il combattit certaines dérives.

« Je reconnais avec toute l’Eglise que Marie n’étant qu’une créature sortie des mains du Très-Haut est moindre qu’un atome ou, plutôt, n’est rien du tout- puisque Dieu est seul Celui qui est..
.. Si la dévotion à la Sainte Vierge éloignait de Jésus-Christ, il faudrait la rejeter comme une illusion du Diable. »

  • Sainte Thérèse de Lisieux.
    « Que j’aurais donc bien voulu être prêtre pour prêcher sur la Saint Vierge ! (…) Il ne faudrait pas dire des choses invraisemblables ou qu’on ne sait pas (…) Pour qu’un sermon sur la Sainte Vierge me plaise et me fasse du bien, il faut que je voie sa vie réelle, pas sa vie supposée.. On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable. »

Je vous propose maintenant une petite synthèse portant sur le culte marial que veut promouvoir Vatican II.

  • On ne prie pas Marie comme on prie le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. On associe Marie (et tous les saints) à notre prière. Elle est de notre bord. Nous l’avons tous remarqué : dans les processions, on chante souvent des litanies mariales. Dans une première partie, quelqu’un entonne par exemple « Sainte Marie, Servante du Seigneur » et nous répondons : « Priez pour nous »

Ainsi nous comprenons que le Sainte Vierge nous donne son regard, ses requêtes à Jésus (Ils n’ont plus de vin, plus de joie), son action de grâce.

  • De la part de certains chrétiens plus évolués – mais est-ce une bonne évolution ? – il y a des réactions un peu condescendantes sur la piété mariale. C’est vrai que sur Marie on a, à la fois trop dit et pas assez dit. La réalité est plus belle et plus entrainante que l’imagination.
  • Le meilleur test pour bien prier Marie c’est de se référer aux deux affirmations suivantes :
  • on ne peut rejoindre Marie, toute seule, en la coupant de Dieu.
  • on ne peut dissocier Marie, Mère de Dieu et Marie, Mère de l’Eglise.
  • On ne doit pas s’adresser à Marie selon les titres de Reine et de Princesse. La grandeur de Marie n’est pas de se mettre en avant mais, toujours, d’orienter vers son Fils. (Faites tout ce qu’Il vous dira) ou vers le Père (le Magnificat)
  • Bien regarder Marie c’est la regarder dans la Foi, dans la lumière de la Foi, cette Foi qui échappe « aux sages et aux savants » et à ceux qui regardent trop facilement selon les cirières humains.

Pierre de Couëssin, recteur du sanctuaire


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