Mercredi 1er janvier 2020

Homélie donnée par l’abbé Gérard Nicole
vendredi 3 janvier 2020
par  Bernard Le Ho , Père Gérard Nicole
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En ce jour, premier de l’année, l’Église appelle, nomme, Marie Mère de Dieu, Théotokos. La fête que nous célébrons aujourd’hui est une solennité, le plus haut degré des fêtes liturgiques.

C’est en s’interrogeant sur l’identité profonde de Jésus, l’enfant de la crèche que l’Église en vint en l’an 431, au cours du concile d’Éphèse, à reconnaître en Marie la Mère de Dieu. En adorant dans l’enfant de Bethléem le Fils de Dieu fait homme, nous reconnaissons que Marie donne naissance au Fils de Dieu. Marie ne donne pas naissance à un homme qui deviendrait Dieu. Elle donne naissance selon l’humanité à celui qui est Dieu depuis le commencement. En 453, une vingtaine d’année plus tard, au Concile de Chalcédoine en Asie Mineure, l’Église définira que Jésus est vrai Dieu et vrai Homme.
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Pleinement assurés de la divinité de Jésus, les chrétiens que nous sommes peuvent reparcourir le récit des Écritures concernant les premiers jours de son chemin de vie. Les parole des bergers sont vraies. Ce que leur ont dit les anges est véridique . Ce nouveau-né est le Fils de Dieu. Son nom est Jésus, « Dieu sauve ». C’est une Bonne nouvelle, une nouvelle décisive pour toute l’humanité d’hier, d’aujourd’hui et de demain. L’apôtre Paul le dit à sa manière dans l’épître aux Galates que vous nous venons d’entendre. « Les temps sont arrivés à leur plénitude. Dieu a envoyé son Fils né d’une femme ». C’est là un grand tournant pour l’histoire de l’humanité. Aussi dure soit-elle, aussi incertaine soit-elle, notre vie n’est plus soumise à l’esclavage du péché, à ce qui nous attire vers bas de nous-mêmes. Nous sommes devenus des fils et des filles de Dieu appelés à la liberté. Nous sommes des héritiers. Non pas des héritiers rentiers de la foi mais des héritiers qui ont à faire vivre cet héritage.

Marie nous conduit à son Fils. Elle le présente aux bergers, aux mages pour que soit reconnu en cet enfant le trésor que Dieu offre à tous ceux qui voudront bien l’accueillir. Elle le présente avec silence. Ainsi elle ne laisse rien échapper d’essentiel. Elle le contemple et nous appelle à sa suite à y découvrir la hauteur, la largeur, la profondeur du mystère du Dieu fait homme.
Comme elle le fait pour les bergers, Marie nous accompagne dans nos étonnements de croyants. Comme pour les bergers, elle marche avec nous quand il nous faut être les témoins assurés d’une Bonne Nouvelle à faire savoir. Elle qui a marché avec son fils tout au long de son ministère public de Galilée en Judée, marche avec nous. Ce qu’elle a fait avec son fils, elle le fait pour nous. C’est sa manière à elle d’être aussi notre Mère, la Mère des hommes. Dans la prière, dans notre humble quotidien nous demandons au Seigneur de nous donner de goûter aujourd’hui qu’intervient « en notre faveur celle nous permit d’accueillir l’auteur de la vie » ( oraison d’ouverture).
L’hommage rendu à Marie en ce jour ne relègue pas dans l’ombre deux autres aspects de ce Jour de l’An.
Nous allons nous offrir aujourd’hui et dans les jours à venir des souhaits de prospérité et de santé. Nous pourrons nous inspirer de la triple bénédiction que les prêtres du Premier Testament adressaient à leurs fidèles :

  • « Que le Seigneur te bénisse et te garde »
  • « Que le Seigneur fasse briller sur toi ton visage »
  • « Que le Seigneur tourne vers toi son visage »

Au seuil de l’An nouveau ce que notre foi en Jésus Fils de Dieu nous fait désirer les uns pour les autres c’est un cœur de paix obtenu par une relation de paix et d’amitié avec le Seigneur. Ce n’est pas moins important que la prospérité et la santé. Cette paix et cette amitié avec le Seigneur nous aideront à être des frères et des sœurs les uns pour les autres, les uns avec les autres. Voilà un souhait à notre portée avec la grâce de Dieu.

Ce souhait le pape le fait sien, le croit à notre portée et nous le propose en concluant son message pour la Journée de la Paix en ce 1er janvier 2020. Je relève cinq points de son message.

  • 1. La paix est chemin d’espérance face aux obstacles et aux épreuves. De cette façon, l’espérance est la vertu qui nous met en chemin, qui nous donne des ailes pour aller de l’avant, même quand les obstacles semblent insurmontables.
  • 2. La paix est chemin d’écoute basé sur la solidarité et sur la fraternité mais aussi sur la mémoire des souffrances indicibles endurées par les victimes des guerres.
  • 3. La paix, est un chemin de réconciliation dans la communion fraternelle L’autre ne doit jamais être enfermé dans ce qu’il a pu dire ou faire, mais il doit être considéré selon la promesse qu’il porte en lui.
  • 4. Nous avons besoin d’une conversion écologique face aux conséquences de notre hostilité envers les autres, du manque de respect de la maison commune et de l’exploitation abusive des ressources naturelles considérées comme des instruments utiles uniquement pour le profit d’aujourd’hui, sans respect pour les communautés locales.
  • 5. On obtient autant qu’on espère. Le chemin de la réconciliation exige patience et confiance. On n’obtient pas la paix si on ne l’espère pas. Il s’agit avant tout de croire en la possibilité de la paix, de croire que l’autre a le même besoin de paix que nous. En cela, l’amour de Dieu pour chacun d’entre nous peut nous inspirer, un amour libérateur, sans limite, gratuit, inlassable.

Que Marie, Mère du Prince de la Paix et Mère de tous les peuples de la terre, nous accompagne et nous soutienne, pas à pas, sur notre chemin de réconciliation.

Abbé Gérard Nicole +

 


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